Comment une réponse se construit
Quand la recherche web est active, un assistant ne répond pas de mémoire. Il transforme la question en deux ou trois recherches, lit une poignée de pages, et rédige à partir d'elles. Sur les questions locales, ces pages sont presque toujours les mêmes : l'annuaire de l'Ordre, les fiches et avis Google, un ou deux comparateurs de cabinets, parfois un article « les meilleurs experts-comptables à [ville] ». Le site du cabinet arrive après, pour confirmer.
La conséquence est simple : ce n'est pas le meilleur cabinet qui est cité, c'est celui que ces pages décrivent le mieux. Et c'est réparable, parce que la liste de ces pages est courte et se mesure.
Les cinq actions, dans l'ordre
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Être complet là où les assistants lisent
Fiche de l'annuaire de l'Ordre, fiche Google Business Profile, comparateurs cités dans votre rapport : nom exact, ville, spécialités (création, SASU, LMNP, professions libérales, e-commerce), équipe, lien vers le site. Une fiche vide vaut une absence. - 2
Une page « expert-comptable à [ville] » sur votre site
Pas une page d'accueil générique : une page dont le titre est la question du dirigeant, avec la réponse dans les cent premiers mots, vos spécialités, votre équipe, vos tarifs de départ, l'adresse. C'est le passage que l'assistant cite. - 3
Répondre mot pour mot aux questions où vous êtes absent
Votre rapport liste les questions sans réponse. Pour chacune, une page ou une FAQ dont le titre est la question exacte (« quel expert-comptable choisir pour une SASU à Lyon ? »), 150 à 300 mots, datée. Les assistants reprennent les pages qui répondent, pas celles qui présentent. - 4
Des avis qui décrivent la situation du client
Cinq avis Google récents qui disent « création de SASU », « LMNP », « kiné », « restaurant ». Ce sont ces mots que les réponses reprennent quand elles recommandent. Un avis « très pro, je recommande » ne dit rien à un assistant. - 5
Des données que les machines lisent
Données structurées schema.org (LocalBusiness ou AccountingService, FAQPage), robots des assistants autorisés (GPTBot, OAI-SearchBot, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended), sitemap à jour, pages datées. Aucun effet seul, mais sans cela le reste est invisible.
Ce qui ne marche pas
| Tentative | Pourquoi ça échoue |
|---|---|
| Payer pour être cité | Aucun assistant ne vend de placement. OpenAI le dit explicitement, et les assistants le répètent quand on leur pose la question. |
| Bourrer son site de « ChatGPT » et « meilleur expert-comptable » | Les assistants lisent d'abord les pages tierces. Un site optimisé que personne ne cite reste invisible. |
| Demander à ChatGPT de recommander son cabinet | La réponse n'existe que dans votre session. Elle ne change rien pour le dirigeant qui pose la question demain. |
| Un article de blog par semaine sur la comptabilité | Utile pour Google, peu pour les assistants, qui cherchent une réponse à une question précise, pas un flux d'articles. |
En combien de temps
Les premières citations apparaissent en général entre trois et huit semaines après la mise en place, selon les moteurs : Perplexity et ChatGPT réagissent aux pages fraîches en quelques jours, Gemini suit l'index de Google, Claude est le plus lent à changer. Une place se perd aussi vite qu'elle se prend : d'où une mesure toutes les deux à quatre semaines.
Le faire soi-même ou le faire faire
Les cinq actions sont faisables en interne par un cabinet qui y consacre deux ou trois heures par semaine pendant un mois. L'offre « Cité par ChatGPT en 30 jours » de Citeva fait la même chose pour vous, à prix fixe, avec une mesure avant et après et une garantie. Dans les deux cas, commencez par la mesure : sans elle, vous ne savez pas quelles pages travailler.